18 novembre 2009
15 ans de prison pour le fondateur d'un site littéraire tibétain
15 ans de prison pour le fondateur d'un site littéraire tibétain
Par Rue89 | 17/11/2009 | 08H25
Le
fondateur d'un site littéraire tibétain a été condamné à 15 ans de prison mardi,
accusé d'avoir divulgué des secrets d'Etat.
Kunchok Tsephel (photo ci-contre), un fonctionnaire du ministère de l'environnement, âgé de 39 ans, a été condamné le 12 novembre, après un procès à huis clos tenu dans la préfecture de Gannan, dans la province du Gansu (sud-ouest), d'après des informations recueillies par des exilés tibétains, selon l'International Campaign for Tibet (ICT).
On lui reproche en particulier le contenu de son site influent, Chodme, qui signifie lampe à beurre. Il fait la promotion de la culture tibétaine, et avait aussi fait circuler de l'information sur les manifestations anti-chinoises à Lhassa et dans les régions voisines du Tibet l'an dernier.
Kunchok Tsephel était détenu par la police depuis le 26 février dernier. Sa famille n'avait pas été informée de sa détention depuis neuf mois, avant d'être convoquée jeudi pour entendre le verdict, d'après ICT.
06 août 2008
JO: des manifestants étrangers pro-Tibet arrêtés à Pékin
Voici un article paru dans Le Point ce matin (06/07/2008), des petites nouvelles de SFT en cette période de début de JO!!!!
JO: des manifestants étrangers pro-Tibet arrêtés à Pékin
La police chinoise a arrêté mercredi quatre manifestants étrangers qui avaient déployé une banderole pour un "Tibet libre" à Pékin, où la flamme olympique a commencé son dernier relais avant les Jeux, rapportent l'agence officielle Chine nouvelle et une organisation militante.
Les quatre manifestants brandissaient des drapeaux tibétains et des banderoles disant "Un monde, un rêve: le Tibet libre", a fait savoir l'organisation Etudiants pour un Tibet libre dans un communiqué transmis par courrier électronique. L'une des banderoles était en langue chinoise.
Trois hommes et une femme s'étaient réunis aux abords du "Nid d'oiseau", le stade où aura lieu, vendredi, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, a précisé l'agence Chine nouvelle, qui les a présentés comme des ressortissants britanniques.
Etudiants pour un Tibet libre a affirmé pour sa part qu'il s'agissait de Britanniques et d'Américains.
Deux des hommes ont escaladé des poteaux électriques pour déployer la banderole, a ajouté l'agence, ajoutant que les policiers sont arrivés sur les lieux 12 minutes plus tard et ont interpellé les quatre personnes.
Selon l'organisation Etudiants pour un Tibet libre, les messages ont été visibles pendant une heure.
La manifestation visait à faire passer le message de façon spectaculaire à quelques jours des JO, a souligné Tenzin Dorjee, directeur adjoint de l'organisation.
"Alors que le pouvoir chinois prépare une démonstration de grandeur et de puissance à Pékin (...) il mène une campagne impitoyable de répression à l'intérieur du Tibet", a-t-il dit.
Plusieurs milliers de soldats et policiers ont été déployés dans la capitale chinoise, où la flamme olympique doit circuler trois jours avant d'être illuminée pendant la cérémonie d'ouverture.
Les étapes internationales du relais de la flamme ont été marquées par de nombreuses et parfois violentes manifestations contre le régime chinois, notamment après la répression des émeutes de mars au Tibet.
De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme ont dit vouloir profiter des Jeux pour protester contre la politique chinoise, notamment vis-à-vis du Tibet.



