Manifestation Vendredi 3 février à Paris
MANIFESTATION à Paris Vendredi 3 février à 15h30
A l'Appel d'Etudiants pour un Tibet Libre.
Parcours : De l'Assemblée nationale à l'Ambassade de Chine
Contre la répression au Tibet.
En soutien au Peuple Tibétain.
17 morts par immolations depuis 2009, des manifestants tués, des centaines blessés ou arrêtés ces dernières semaines.
Un pays bouclé par l'armée.
Aujourd'hui les manifestations pacifiques des tibétains se retrouvent face aux armes des autorités chinoises.
Nous ne pouvons rester silencieux! Soutenons les Tibétains qui résistent et se font tuer dans l'indifférence mondiale !
ASSEZ ! MOBILISONS NOUS POUR LA LIBERTÉ AU TIBET.
MOBILISONS NOUS POUR LES DROITS DE L'HOMME.
Rendez-Vous place Edouard Herriot (métro assemblée nationale) à 15h30
Marche jusqu’à l'Ambassade de Chine, Avenue Georges V (métro Alma Marceau)
etudiants@tibetlibre.org
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@SFTFrance

Article de Libération
Libération, 28/01/2012 à 9h55.
«On massacre les Tibétains à huis-clos et le monde ne peut rien y faire»
Pour dissimuler la gravité des événements en train de se dérouler dans les régions tibétaines du Sichuan et du Qinghai, Pékin coupe toutes les sources d'informations.
Afin de dissimuler la gravité des événements qui sont en train de se dérouler dans les régions tibétaines du Sichuan et du Qinghai, le gouvernement chinois coupe systématiquement toutes les sources d'informations disponibles aux journalistes étrangers en poste en Chine.
Un écrivain tibétain de Pékin a reçu cette semaine, par trois fois, la visite de policiers en civil. Ils l'ont menacé de mesures de rétorsion si il accordait des interviews à la presse étrangère. "Je suis obligé de me taire, désolé...", explique-t-il dans un message.
Les 23 et 24 janvier, la police et l'armée chinoise ont ouvert le feu sur deux manifestations de Tibétains, tuant entre deux et neuf personnes, selon la communauté tibétaine en exil et plusieurs associations pro-tibétaines.
Jeudi, les forces de sécurité chinoises ont à nouveau tiré sur une foule de Tibétains qui tentaient d'empêcher l'arrestation d'un des leurs, tuant au moins une personne, selon l'ONG Free Tibet.
Des régiments entiers de soldats ont été déployés en renforts et une forme de loi martiale est désormais en vigueur dans les préfectures d'Aba et Ganzi où se sont déroulés ces incidents meurtriers. La répression qui sévit dans les régions tibétaines du Sichuan et du Qinghai depuis un an est telle que 16 Tibétains s'y sont immolés par le feu en signe de protestation. Mais sans photos à mettre la une des journaux, leur sacrifice est passé largement inaperçu dans le monde, et plus encore en Chine où la presse censurée n'a pas écrit la moindre ligne sur ces dernières violences.
Black-out médiatique.
Celle-ci publie à l'inverse des articles lénifiants sur l'harmonie qui règne entre les "minorités ethniques tibétaines" et les "braves" soldats de l'armée populaire de Libération. Le black-out médiatique est omniprésent. Les faisceaux satellite des chaînes étrangères (CNN, BBC...) disponibles en Chine sont brutalement coupés chaque fois que ces heurts sanglants sont évoqués. Tous les journalistes qui ont tenté jusqu'alors de se rendre sur place ont été arrêtés et refoulés par l'armée. "Il y a des chutes de neige, pour votre sécurité, faites demi-tour", s'est vu ordonné hier un reporter de l'AFP.
Même à des centaines de kilomètres des régions concernées, à Chengdu, la capitale du Sichuan, un strict contrôle de l'information à la source a été mis en place par le gouvernement. Des brigades de policiers en civil ont ainsi été déployés pour empêcher les journalistes de parler aux habitants du quartier tibétain de la ville. "Il est interdit de prendre des photos et d'interroger les gens", a annoncé hier une escouade de dix policiers en civil barrant le passage à un journaliste occidental.
Quand aux liaisons téléphoniques et internet des zones concernées, elles ont bien sûr été coupées. Faute d'observateurs, personne ne sait vraiment ce qui s'y passe. «La situation est extrêmement grave, ajoute l'écrivain cité ci-dessus dans son dernier message, on massacre les Tibétains à huis-clos, et le monde ne peut rien y faire...»
Mais qui représente le peuple tibétain ?
Communiqué de presse : Mais qui représente le peuple tibétain ?
Mots Clés : Tibet, 1er ministre, Dalaï-lama, Jean-Luc Mélenchon.
Lors de l’émission "Des paroles et des actes" jeudi 12 janvier sur France 2
http://www.francetv.fr/2012/melenchon-invite-de-dpda-revoir-lemission-46783
Fabien Namias pose la question suivante a Jean-Luc Melenchon (01.14') "recevrez vous le Dalaï-Lama ?", M. Pujadas ajoutant plus loin "il est le représentant du peuple tibétain". Ce à quoi M. Mélenchon répond "qu'il ne reçoit pas les chefs religieux".
Si Les journalistes avaient correctement étudié ce dossier, ils sauraient que :
1) Le Dalaï-Lama a démissioné de toute fonction politique le 14 mars 2011 (http://www.tibet-info.net/www/Le-Dalai-Lama-demande-au-parlement.html)
2) Cette démission a été acceptée par le parlement en exil le 25 mars 2011 (http://www.tibet-info.net/www/Le-Parlement-tibetain-en-exil,1412.html)
3) Le 27 avril 2011, Lobsang Sangay est proclamé officiellement Premier ministre du gouvernement tibétain en exil après avoir remporté les élections du 20 mars avec le 55 % des voix exprimées par les votants enregistrés parmi la communauté tibétaine en exil dans 30 pays du monde.
Le peuple tibétain a donc un représentant démocratiquement élu, qui plus est laïc.
2 questions restent donc posées :
-Est-ce que M. Mélenchon, ou tout autre potentiel-le président-e de la république recevrait le représentant du peuple tibétain, qui, reprécisons-le, n'est pas un "chef religieux" ?
-Quand les journalistes et politiques décideront-ils de regarder la question tibétaine à travers d'autres personnes et institutions que la seule personne du Dalaï-Lama ?
Alors que ce dernier a quitté ses dernières fonctions politiques (devenues de plus en plus symboliques depuis l’élection du premier ministre au suffrage universel en 2001), il convient d'apprécier la maturité de la démocratie tibétaine en exil et lui reconnaitre les représentants qu'elle s'est choisi.
A l'heure une intense repression s'abat à nouveau sur le peuple tibétain, nous attendons :
-des journalistes des informations précises et des dossiers bien travaillés.
-des politiques des positions claires quant à ces exactions. Qu'ils considèrent M. Lobsang Sangay comme le réprésentant légitime du peuple tibétain.
Étudiants Pour un Tibet Libre, Paris le 26 janvier 2012
Contact Presse : etudiants@tibetlibre.org
http://www.tibetlibre.org



